Les consignes de base
UNIVERSITE DE PARIS-EST
Feuille de style générale pour les mémoires (Master, doctorat)
Normes typographiques identiques pour la thèse, les livres publiés, les articles de la revue en ligne
1 – Consignes générales
Les recommandations suivantes pourront sembler maniaques. Or cela fait partie de la formation d'apprendre à livrer sa pensée de la manière la plus propre à faciliter la vie du lecteur et à susciter son attention. A notre époque, les exigences formelles sont beaucoup plus importantes qu'autrefois. Les traitements de texte y sont pour beaucoup. Par rapport à l'écriture manuscrite ils ont fait surgir du néant quantité de fautes et d'erreurs inédites.
La même remarque vaut pour les divers articles que vous seriez conduits à rédiger ultérieurement. La plupart des revues réclament aujourd'hui du « prêt à tirer ». Notre revue en ligne (Éthique, la vie en question) le demande également. Pour les livres publiés par L'Harmattan, c'est pire, il faut aussi que la mise en page y soit. La tendance est donc massive : disparition des correcteurs professionnels, des secrétaires de rédaction, au profit du « faites-le vous-mêmes ».
Bref, le seul vrai modèle pour la réflexion philosophique est celui des livres publiés par les meilleurs éditeurs. On constatera qu'ils sont d'une sobriété exemplaire.
Chaque année, au moment de la soutenance, on constate de multiples exemples d'erreurs typographiques. Aujourd'hui, ce sont des fautes, au même titre que les fautes d'orthographe. L'exemple fourni par internet est éloquent : prend-on au sérieux un texte bourré de fautes typographiques ? Non ! Ces fautes disqualifient le contenu, quelle que soit sa valeur.
Prendre l'habitude de respecter ces normes à la lettre évitera également aux auteurs de douloureuses opérations de relecture et de correction.
Mieux, en faisant de ces règles des réflexes, on facilite grandement la liberté de la pensée pendant que les doigts courent sur le clavier. Le traitement de texte suscite donc une nouvelle manière d'écrire, un nouveau genre de travail, un dialogue entre l'homme et la machine. Il faut s'y accoutumer en rompant avec le schéma antérieur : 1) écriture manuscrite, 2) recopiage, le pire étant de faire sous-traiter cette dernière étape par un tiers.
Concrètement, il est hautement recommandé d'appliquer l'intégralité des règles suivantes sitôt que l'on esquisse le moindre texte, au lieu de reporter leur application à plus tard. Il est également recommandé d'établir sa propre fiche personnelle de ses erreurs favorites, après avoir examiné scrupuleusement les résultats obtenus sous forme de sorties papiers (car on ne voit pas toutes les fautes sur l'écran tant qu'on n'en a pas une grande habitude). Il en va de même pour ses fautes d'orthographes favorites.
1.1. Couverture des mémoires
— Pour la thèse, suivre en priorité les consignes fournies dans le dossier administratif de soutenance. Mais une bonne partie de ces consignes reste valable.
— Pour les articles de la revue en ligne (Éthique, la vie en question), il y a des normes spécifiques pour la présentation : titre de l'article, nom et qualité de l'auteur, résumé de l'article en français, suivi d'une liste de mots clefs par ordre alphabétique, puis abstract et mots-clefs en anglais.
— Pour les mémoires de Master, la couverture doit comporter :
Université Paris-Est Marne-la-Vallée (compléter en cas d'université étrangère partenaire), avec la mention « en partenariat avec le CFCPH de l'AP-HP » pour les spécialités professionnelles (ne pas la mettre pour le doctorat, dont les normes sont dictées par le Bureau de la recherche).
Master de… (préciser son intitulé et la spécialité)
Le titre du mémoire, avec un sous-titre éventuel
Le nom de l’auteur
Le nom du responsable pédagogique
La date
Illustration possible mais facultative (arrière-plan, vignette, etc.).
1.2. Page de garde : il s’agit d’une reprise de la couverture sans illustration.
1.3. Première page : elle peut contenir des remerciements, mais reste facultative. La sobriété est de rigueur.
1.4. Deuxième page : le sommaire avec les repères de pagination (= table des matières).
1.5. Les pages suivantes : déroulement du mémoire (nombre de page mini et maxi indiqué par le responsable).
1.6. Les annexes : elles comprennent :
— Les éventuels documents fournis à titre d’information.
— Les index (index nominum pour les noms propres cités, donc les auteurs, et index rerum pour les concepts essentiels). Il reste possible de fusionner les deux en un index unique à condition d'opérer une distinction typographique entre les concepts et les noms propres (ces derniers étant mis, par exemple, en petites majuscules et en gras).
— La bibliographie (par exemple : ouvrages consultés, ouvrages cités, etc., à rédiger comme les notes de bas de page, mais par ordre alphabétique, en indiquant lieu de publication, nom de l'éditeur, date de publication, mais pas d'indication des pages citées. On peut éventuellement indiquer le nombre de pages de l'ouvrage).
Remarques :
Pour les thèses de doctorat, la présence des index est une obligation (pour les mémoires de Master, bien plus courts, c'est facultatif).
Pour la bibliographie, tout dépend du type de sujet traité. En histoire de la philosophie, par exemple, on peut distinguer les textes de l'auteur ou des auteurs étudiés, les commentaires et les autres ouvrages. Mais en philosophie générale (éthique, politique), le mieux est l'ennemi du bien ! Le bien consiste à livrer un index des auteurs cités par ordre alphabétique, en faisant un copier-coller à partir des notes de bas de page, quitte à ajouter des noms d'auteurs non cités.
Astuce technique : il faut écrire d'abord le nom, puis le prénom, pour utiliser le tri automatique de Word (dans le menu « Tableau », « trier »).
1.7. La quatrième page de couverture des mémoires de Master (Très important)
Présentation synthétique de votre mémoire (maximum 1/2 page) faisant ressortir ses points forts (modèle : voir ce que font les éditeurs pour séduire le client potentiel).
Comme son nom l'indique, la « 4ème de couv. » se place à l'extérieur de la couverture, donc au dos du mémoire, visible par l'acheteur éventuel, et non à l'intérieur du mémoire. Cette page fait pendant à la page de titre située en couverture.
2 — Consignes de forme
2.1. Mise en page (à titre indicatif) à faire dans Word « Format » « Document »
Marge de droite 3 cm (ou 2, 5)
Marge de gauche 4 cm (place de la reliure)
Marge haut 2. 5cm
Marge de bas 2, 5 cm
Interligne 1.5
Police Times ou Times new roman de taille 12 (de préférence)
Remarques :
— Il faut aligner le texte à droite et à gauche, en sélectionnant dans la barre d'outils la case figurant justement un tel alignement (la case centrale figure le centrage, que l'on utilisera uniquement pour les titres de parties, de chapitres, et la présentation de la page de couverture. C'est très laid de le faire pour les sous-titres !
— On alignera de la même manière les notes de bas de page, en noircissant la case des notes et en cliquant sur le pavé d'alignement. La partie droite des notes doit tomber juste à l'aplomb de la partie droite du texte.
— Il faut mettre un retrait au début de chaque §, au lieu de commencer au ras de la ligne de gauche. En général, il faut mettre 1 cm de retrait environ, mais guère plus !
Il faut mettre un retrait à chaque fois que l'on va à la ligne et pas seulement au début des grands alinéas.
Ne surtout pas introduire le retrait avec la touche « tabulation » du clavier, au coup par coup !
Il faut créer le retrait avec le petit triangle (celui du dessus) situé sur la règle qui se trouve en haut de l'écran. Elle apparaît en permanence si on le demande, mais on peut aussi l'escamoter. En pointant la souris sur le haut de la page affichée on la fait apparaître (condition préalable : faire « afficher la règle », donc aller dans « Afficher » puis « barre d'outils »). Le retrait sera ainsi le même partout. (Le triangle du bas est à éviter, il crée un retrait négatif !)
Il faut formater ainsi sa page avant de commencer, à la première ligne, le retrait sera reproduit ensuite automatiquement partout. Si on ne l'a pas fait au début, il suffit de sélectionner (= noircir) tout le texte et de manipuler le triangle sur la règle.
Cette affaire de retrait n'est pas un caprice gratuit. Si l'on n'en met pas, on se condamne à créer des sauts de ligne (= lignes blanches) pour aérer son texte. Le risque est alors de le hacher, de rompre sa continuité, de détruire même le raisonnement. Or la ligne blanche est le stade minimum de la coupure, juste en dessous du plus petit sous-titre.
— Il faut utiliser la même police pour l'ensemble du texte (sans en changer pour les noms propres ou les citations) et pour les notes de bas de page. Pour ces dernières, on réduira simplement la taille, en passant à 11 ou 10 par exemple).
2.2. La pagination
La pagination se fait automatiquement sur le micro, après en avoir fait la commande. La placer de préférence en haut et à droite.
Elle commence en principe à la première page du déroulement du mémoire, c’est-à-dire après le page « sommaire ».
2.3. Rédaction des titres et sous-titres
Il faut absolument
— proscrire le style « rapport » bourré de numéros (I.1.2. etc.), qui est très laid ;
— éviter les titres en grandes majuscules (préférer les « petites majuscules », faites à partir des minuscules, en cliquant ensuite sur le pavé de Word repérable par « ABC » dans la barre d'outils ;
— éviter de souligner titres et sous-titres ;
— ne pas mettre de point final aux titres et sous-titres.
La meilleure présentation est celle des livres, dont la hiérarchie des divers titres se fait de manière typographique. Ainsi :
— Titre de chapitre : indiquer l'ordre du chapitre, rédiger en minuscules gras, ou en « petites majuscules » plutôt qu'en majuscules (faire des essais).
— Sous-titre de niveau 1 : en gras et minuscules.
— Sous-titre de niveau 2 : en gras, italiques et minuscules.
— Sous-titre de niveau 3 : en italiques et minuscules.
— Coupures inférieures : utiliser le tiret (et non le trait d'union !), à la rigueur les chiffres, enfin le saut de ligne (= ligne blanche, pour marquer une coupure très secondaire).
Remarques :
— Le premier chapitre se dit « Chapitre premier » et non « chapitre I ». Mais ensuite, on écrit Chapitre II, III, etc.
— On doit obligatoirement commencer chaque nouveau chapitre en « belle page », c'est-à-dire en prenant une page neuve et en laissant un retrait suffisant en haut de la feuille.
— Si l'on divise son mémoire en plusieurs parties, on ne recommence pas la numérotation des chapitres à chaque nouvelle partie. On enchaîne sur les chapitres antérieurs, en sautant par-dessus les parties. C'est la numérotation en continu.
Exemples
Chapitre premier
(ou mieux : Chapitre premier en petites majuscules)
Qu'est-ce que la vertu morale ?
(ou bien : Qu'est-ce que la vertu morale ?)
— Sous-titre n°1 : gras et minuscules (ou chiffre romain éventuellement, puis point, espace) : La question de la vertu (ou : I. La question de la vertu)
— Sous titre n°2 : gras et italiques (ou : chiffre arabe, point, espace) : La prudence selon Aristote
— Sous titres n°3 : maigre et italique : Le thème de l’excellence
Normalement, la typographie permet d’éviter les numérotations (par chiffres ou lettres).
Si l’on doit absolument ajouter des hiérarchies à celles qui sont indiquées plus haut, il faut passer aux chiffres arabes ou aux lettres, en se méfiant toutefois comme de la peste de l’alourdissement qui en résulte :
ex :1)…2)…3)…4)…ou a)…b)…c)…
Les meilleures réalisations sont quand même celles qui limitent au maximum l'usage des numérotations (tant en chiffres qu'en lettres). Voir les bons livres des bons éditeurs !
2.4. Notes ou références ?
Il existe deux types de dispositifs bien différents :
1) Les références en fin d’article, correspondant à des chiffres arabes placés entre parenthèses dans le courant du texte. C’est le dispositif adapté couramment pour les articles scientifiques et médicaux, ce qui permet de renvoyer plusieurs fois à la même référence sans avoir à la répéter. Défaut majeur : c'est très imprécis !
2) Les notes de bas de page, pour tous les textes de forme plus « littéraire ». C'est le seul système acceptable pour les mémoires et les thèses. Elles indiquent très précisément l'auteur, le texte, l'éditeur, l'année, la page.
Les appels de note, collés au signe qui les précédent, doivent être régis par le logiciel de traitement de texte, par le menu « Insertion » puis « notes », ce qui facilitera grandement la révision du texte (numérotation et ajustement de longueur automatiques).
Il faut ensuite opter pour un système de notes : choisir « notes de bas de page » et préférer la « numérotation en continu » (avec chiffres de 1 à…).
Attention aux cases de notes qui sont parfois trop petites (ce qui conduit Word à faire sauter la note à la page suivante, l'appel de note restant à sa place !). Dans ce cas, il y a des solutions possibles. Dans les versions antérieures de Word, on pouvait utiliser le menu « Affichage », choisir « mode Page », et régler la taille de la « marge inférieure » en pointant la souris dans la colonne de chiffre située à gauche de la page. Dans les versions récentes, cette manœuvre semble inopérante. On peut alors choisir « Aperçu avant impression » quand on est sur la page où une note est coupée en deux, puis cliquer sur le pavé « ajuster » (vers la droite du menu). Normalement, tout s'arrange !
Concrètement : il faut adopter l’ordre suivant : numéro de la note, point, espace, prénom de l’auteur, nom en minuscules (pour simplifier les rectifications éventuelles et identifier les accents), virgule, titre (en italiques si c’est un livre, entre guillemets si c’est un article, le nom de la revue étant en italiques), virgule, lieu d’édition, virgule, éditeur (sans points entre les lettres des sigles et acronymes !), virgule, collection entre guillemets (seulement si c'est important, par exemple pour signaler qu'on utilise la version de poche), virgule, date d’édition, p. (pour page, suivi d’un point), chiffre, point final.
La description est compliquée mais la réalisation est la plus simple du monde :
Exemples :
1. René Tartempion, L’éthique en question, Paris, PUF « Premier Cycle », 1993, p. 210.
2. Robert Duchmoll, « Le droit en question », Revue de droit européen, n° 3, Luxembourg, LGDF, mai 1995, p. 22.
— Si l’on enchaîne sur un second titre au sein de la même note, on place d’abord un point-virgule à la fin de la première référence.
Remarque : les prénoms doubles, en abrégé, imposent le trait d’union pour les auteurs français, pas pour les auteurs anglo-saxons :
Exemple : on écrit J.B. Smith, mais : J.-B. Dupond.
Penser à soigner l’arsenal des abréviations courantes, en général d’origine latine, donc obligatoirement en italiques, avec point et virgule à suivre :
Exemples : op. cit., id., ibid., loc. cit., etc.
Remarques :
— Préférer écrire les noms d'auteurs en minuscules, les majuscules sont lourdes.
— Tous les titres de livres, dans le texte comme dans les notes, doivent être mis en italiques et non entre guillemets. Pour les articles, c'est l'inverse : on met le titre entre guillemets et le nom de la revue en italiques.
— Dans les notes, on ne répète pas le libellé complet des ouvrages, auteurs, éditeurs, etc. quand on l'a déjà fourni une fois.
Si c'est une note éloignée, on rappelle le titre et l'auteur et l'on met « op. cit. » avant de préciser la page.
Si c'est une note immédiatement antérieure, on met Idem ou Id. pour la première répétition, puis Ibidem ou Ibid. pour les suivantes (toujours en italiques, avec une majuscule si c'est au début de la note, et un point si c'est mis en abrégé !).
— Ne pas oublier le point final au bout de la note !
— Eviter les fautes d'espace : il faut toujours un espace entre le p. (pour « page ») et le chiffre de la page.
On peut corriger ce type de faute, dans les notes comme dans le texte, en ouvrant le menu « Edition », puis « rechercher-remplacer », en tapant p. dans la première case, p. et un espace (avec la barre d'espace) dans la seconde.
Une astuce pour les thèses : comme il est prudent d'écrire à chaque fois tout ce que requiert une note quand on fait la première rédaction (autrement, si l'on coupe et modifie, on ne sait plus à quoi correspond la référence !), il est difficile voire impossible de réviser correctement les doublons et répétitions si l'on en reste aux notes de bas de page.
Dans ce cas, mais seulement une fois le texte définitif au point, on peut utiliser le menu « Insertion », puis « notes » puis « options » pour convertir les notes de bas de page en notes de fin de document. On voit alors apparaître sur l'écran toutes les notes à la suite. Il est alors facile de voir ce qui est répétitif et d'opérer les ajustements nécessaires (selon les normes décrites précédemment). Une fois ce travail terminé, en fait le chemin en sens inverse : conversion des notes de fin de document en notes de bas de page, et le tour est joué !
3 — Côté informatique
3.1. Conseils généraux
La rédaction par soi-même (et non copie d'un manuscrit par un tiers) est une part importante du travail.
Si ce n'est pas déjà acquis, il faut absolument apprendre à rédiger directement sur ordinateur, ce qui change substantiellement la manière de procéder. On apprend en même temps à taper avec tous les doigts, à rédiger des notes, etc. Bref, on devient opérationnel pour produire ensuite des documents susceptibles d'être diffusés.
L'idéal est de posséder un ordinateur personnel et de ne laisser jouer dessus ni enfants ni conjoint (que de désastres chaque année !). Il existe des ordinateurs à tous les prix, des facilités de paiement, de bonnes machines d'occasion (les fanatiques en changent constamment).
On peut travailler sur son ordinateur professionnel et faire des échanges avec le sien. Alors attention aux virus qu'on promène (sur PC surtout) ! Les portables sont intéressants, on peut les transformer en postes fixes en y associant un moniteur (écran extérieur) et un clavier séparé.
Pour les adeptes du PC (mais le Mac est tellement plus simple !) fuyez Vista, plein de bugs, destiné à contraindre tout le monde à changer ses logiciels (les documents en ,docx sont illisibles par tous ceux qui ne sont pas sur Vista, il faut toujours convertir en .doc), remettez windows XP ou voyez si windows 7 sera un bon système.
Attention aux écarts dus aux imprimantes ! Elles possèdent en effet leur propre logiciel et il faut toujours faire la dernière vérification de son texte en lien avec l'imprimante choisie
Procéder constamment à des sauvegardes (naufrages tous les ans !). Il n'y a plus de disquettes, préférer les disques durs externes (maintenant accessibles) ou les clefs USB. Ne pas oublier la sauvegarde automatique de Word : menu « outils », « Préférences », « Enregistrer une copie de sauvegarde » (par exemple toutes les 3 mn). Aussi les sauvegardes automatisées fournies par exemple par La Compagnie (disques durs externes) ou les Mac équipés de Léopard (« Times Machine »).
3.2. Apprivoiser Word
Word (livré dans Office, avec un tarif réduit pour les étudiants, pensez-y) est totalement dominant aujourd'hui. Wordperfect est passé à la poubelle…
Cette situation est paradoxale car nous n'utilisons en réalité qu'une infime partie de Word, mais cette infime partie est absolument indispensable (notamment pour avoir des espaces insécables et autres gâteries, voir infra).
En revanche, il faut absolument éviter de s'embarquer dans les offres préétablies de Word, source d'embarras inextricables ! Proscrire donc les formats préétablis, les documents modèles, tous ces machins qui se manifestent dans la marge gauche du texte par des pavés noirs et autres oripeaux. Si on s'est embarqué dans cette voie, on peut tout annuler grâce au menu déroulant situé à gauche de l'indication du type de caractère. On sélectionne alors « effacer le format » ou se rabat sur « corps de texte » si celui-ci est vraiment adéquat.
Les deux règles de base sont les suivantes :
1) La frappe standard qui convient aux imprimeurs (pour faire un livre par transfert) est dite « au kilomètre ». En clair, on n'introduit aucun dispositif logiciel, on n'aligne même pas à droite ! Pour les mémoires et les thèses, qui doivent aboutir à une sortie papier correcte, il faut ajouter retraits, alignement etc., mais éviter d'utiliser le logiciel de césure, éviter les espacements automatiques, éviter tous les zizis pseudo-décoratifs, etc. Bref, il faut imiter les livres.
2) Il faut faire le maximum d'opérations à partir du clavier, et non les confier au logiciel. Par exemple, pour sauter deux lignes avant un sous-titre, on tape deux fois sur la touche « retour ». Idem pour les guillemets français (les chevrons couchés : « et »), qu'il faut faire au clavier (option-è et option-majuscule-è sur Mac, autre combinaison à faire sur PC, voir infra). On peut aussi demander au logiciel de convertir automatique les guillemets anglais (") en chevrons, mais il arrive trop souvent que l'imprimante les supprime au tirage ! Idem pour les imprimeurs.
Il faut penser à travailler sur plusieurs textes simultanément :
Ce n'est pas forcément facile sur vieux PC, surtout avec un petit écran (mais on peut y arriver), c'est enfantin sur Mac : on peut ou même doit ouvrir plusieurs documents en même temps, parce qu'il est commode d'en faire un qui recueillera les notes de lectures et les références, un autre des bribes de rédaction (faites dans le désordre), un autre servant à mettre au frigidaire des idées auxquelles on tient mais qui n'entrent pas dans le projet actuellement travaillé (elles y entreront peut-être plus tard, ou dans un autre projet).
Sur Mac récent, en cliquant sur le petit rond jaune situé au milieu des trois cases en haut à gauche du document, on peut les envoyer provisoirement en bas et à droite de l'écran, prêt à réapparaître d'un clic ! Un autre logiciel permet de les feuilleter. Il est possible que windows 7 autorise ce genre de manipulations (à vérifier).
3.3. Les trois modes de Word à utiliser
Ces trois modes assurent des fonctions sont différences (il en existe un quatrième, « annotation », mais on peut s'en dispenser sauf tâches particulières).
On y accède de deux manières : en cliquant sur les pavés situés en bas et à gauche du document ouvert, ou bien par le menu « Affichage ». Cliquer sur les pavés permet de passer instantanément d'un mode à l'autre.
1) Le mode normal
Il correspond au pavé le plus à gauche dans l'angle inférieur gauche du document ouvert sur l'écran. Comme son nom l'indique, c'est le mode privilégié pour écrire rapidement son texte, mettre les lignes requises avant et après les titres et sous-titres, placer les gras, italiques etc. Mais on ne voit ni l'en-tête ni le pied de page et on ne peut pas profiter des fonctions spécifiques du mode plan.
2) Le mode plan
Pour ne pas se perdre en route quand on commence à rédiger ses textes, l'idéal est d'apprendre à utiliser le « mode Plan », disponible sur tous les types de Word. Une après-midi suffit pour se le mettre en tête et en mains. Il permet de modifier son plan à mesure que la pensée évolue, en allégeant le couper-coller, et en dispensant de fabriquer ce genre de plan préétabli que l'on ne parvient jamais à réaliser.
— On passe d'un clic au mode plan par le deuxième pavé, en partant de la gauche, situé en bas et à gauche du document Word. Ne pas s'affoler en voyant que l'alignement du texte disparaît, que les titres et sous-titres changent de forme typographique (on peut d'ailleurs choisir ce que l'on souhaite en rentrant dans les options de mise en forme) ! Mais inutile de raffiner, tout revient comme avant quand on clique sur le pavé de gauche, qui est le mode normal.
En mode plan, une nouvelle ligne de symboles divers apparaît en haut de l'écran (sous la règle et les lignes déjà présentes).
Il est tout à fait possible d'écrire directement en mode plan, notamment pour indiquer immédiatement titres et sous-titres. Mais il est plus facile d'écrire en mode normal pour continuer à rédiger (on clique alors sur le pavé « mode normal » et revient au mode plan s'il faut ajouter un sous-titre).
La grande différence par rapport au mode normal réside dans les nouvelles fonctions offertes par les flèches situées à gauche de la barre d'outils, et deux des pavés situés à droite.
— On utilise les flèches situées à gauche sur la barre d'outils pour choisir le niveau de titres et sous-titres, et on clique sur la flèche de droite pour obtenir du texte normal.
Si l'on a d'abord écrit en mode normal, il faut cliquer sur le pavé « mode plan » et utiliser ensuite les flèches indiquées plus haut pour signaler ce qu'on veut faire de ses titres et sous-titres.
— Quels avantages ? Une fois en mode plan, on clique sur le pavé de la barre d'outils marqué « Tout ». Alors le texte disparaît et il ne reste à l'écran que les titres et sous-titres. Excellent moyen d'évaluer la pertinence de son plan, pour le modifier ensuite.
On peut alors saisir titres et.ou sous-titres avec la souris (la flèche se change en croix) et les déplacer à sa guise. Miracle, le texte caché à nos yeux suit le déplacement ! On peut donc refaire en permanence le plan de son mémoire, même si l'on a commencé par rédiger une partie qui n'a pas encore sa place… En cliquant à nouveau sur « Tout », le texte collé aux titres réapparaît.
Le pavé voisin de « tout » permet aussi d'effacer provisoirement le texte, mais en en conservant la première ligne.
Les autres fonctions n'ont guère d'utilité pour nous… Se contenter de ce qui est indispensable !
3) Le mode page
C'est généralement le pavé n° 3 (toujours en bas à gauche du document).
On peut rédiger sur ce mode, mais il est surtout destiné à la révision finale de son document, pour voir si titres et sous-titres sont bien en place. Donc surtout pour éviter d'avoir un sous-titre en fin de page, alors qu'il devrait se situer au dessus du texte qu'il concerne. Quand on constate de fait, on utilise le menu « Insertion » et introduit juste avant le sous-titre un « saut de page ».
C'est avec le mode page que l'on vérifie une dernière fois son texte, l'ordinateur étant branché sur l'imprimante à utiliser, pour éviter les bavures éventuelles.
3.4. Détails pratiques
Rappel : pour créer un retrait au début d’un paragraphe, ne jamais utiliser la touche « tabulations », mais créer ce retrait à partir de la règle, qui appliquera le même partout. Elle est située en haut de son texte (faire « afficher la règle », bien sûr ! Ou bien elle n'apparaît qu'en approchant la souris au ras de la marge haute du document).
On sélectionne la totalité du texte à mettre en forme (le mémoire total si l'on veut, mais attention aux titres centrés au milieu, ils vont s'aligner aussi ! ou bien § par § afin de laisser les titres de chapitre au milieu et les sous-titres au ras du zéro de la règle).
Ensuite, on déplace à l'aide du pointeur le petit triangle bleu du haut vers la droite. Le déplacer vers la droite de 0,8 mm à 1 cm, mais guère plus. Le triangle inférieur est à éviter, il crée un retrait inversé, inutilisable dans un mémoire.
Ne pas confondre le trait d’union bref (-) et le tiret long (__), ce dernier servant aux énumérations.
— Sur Mac, le tiret s’obtient par les touches Option + trait d’union.
— Sur PC, le tiret se fait diversement : avec Alt + CTRL + « - » (moins) du pavé numérique. Ou bien : CTRL + touche 8 du clavier. Vérifier au besoin sur son appareil en consultant l’aide de Word, caractères spéciaux, car tout ceci a évolué avec l'âge des machines et la version du logiciel. Windows propose des caractères spéciaux en deux formats de longueur différente (quadratain ou demi-quadratain, ce qui joue sur la longueur du tiret).
Penser qu’en français on met toujours un espace avant les signes de ponctuation doubles (point-virgule, d'exclamation, d'interrogation, aussi entre les guillemets typographiques et l'expression qu'ils enveloppent), mais aucun espace avant les signes de ponctuation simples (la virgule et le point final, toujours collés au mot précédent).
(En anglais, en revanche, on ne met jamais d’espace avant les signes de ponctuation).
Penser à placer un espace insécable avant tous les signes de ponctuation qui sont précédés d'un espace afin d'éviter que le signe saute éventuellement au début de la ligne suivante).
— Sur MAC, cela se fait avec Option + barre d’espacement.
— Sur PC, cela se fait avec CTRL + Maj + Barre d’espacement (autres versions possibles).
Exception : on met un espace avant et après un tiret, mais pas d'espace insécable (ne pas confondre avec le trait d'union, qui colle les deux termes associés, sans espace aucun !).
Pour les guillemets chevrons, on met un espace insécable entre les guillemets d'ouverture et de fermeture et le texte cité. Mais on n'en met pas pour les guillemets anglais ("), collés au texte.
Quand espace il y a, il en faut un seul et pas deux (en peut vérifier son texte avec la commande « Edition » puis « Remplacer » : on frappe 2 espaces en haut, un seul en bas, et on demande de « remplacer partout ».
Pour les guillemets, l'usage traditionnel en français est celui des guillemets typographiques (les chevrons couchés : « »). Cela permet d'introduire éventuellement des guillemets anglais à l’intérieur des chevrons pour faire une citation à l’intérieur de la citation.
— Sur MAC : Option + è pour obtenir : « ; et Option + Majuscule + è pour obtenir : ».
— Sur PC, cela dépend de la machine et de la série du logiciel (généralement, il faut se renseigner). Mais tout est indiqué dans le menu INSERTION, « Caractères spéciaux ». Le plus facile consiste à demander la transformation automatique (quand on tape " on obtient «, etc.). Mais dans ce cas, il faut utiliser une combinaison de touches pour revenir aux guillemets anglais ! Pour guillemets ouvrants : CTRL + Maj + I, puis Maj. I ; pour guillemets fermants : CTRL + Maj + O, puis Maj I.
Dans certains cas, cela se ferait avec minuscule 3 pour les obtenir.
On peut toujours se fabriquer des signes spéciaux par combinaison personnelle de touches mais il est difficile d’obtenir que les caractères se maintiennent après transfert de disquette ou simple changement d'imprimante. Une vraie galère en général !
— Il s'ensuit, sur Mac et PC, qu'il vaut mieux éviter de recourir à « correction automatique » qui se trouve dans le menu « Outils », qui affiche bien les bons guillemets à l’écran. Mais comme ceux-ci ne proviennent pas des commandes clavier, il arrive souvent qu'ils redeviennent tristement " au transfert ! C’est un point important en cas d’échange de disquettes (et de transfert MAC/PC).
NB. Sur les vieux Mac, c'est Commande (= Pomme) et non Option qui marche. Sur certains ordinateurs, la touche Maj est nommée Shift.
Une commande très utile : dans le menu « Edition » la commande « rechercher » permet de taper un mot (nom d'auteur ou concept) pour le retrouver au sein d'un texte long. Dans les thèses, c'est un bon moyen de traquer doublons et redites.
Dans le même menu, la commande « remplacer » permet de corriger automatiquement les fautes d'orthographe. On tape le mot fautif dans la première case, la bonne orthographe dans le seconde. On peut aussi opter pour des modifications (passer du romain aux italiques, etc.).
On peut également supprimer d'un clic toutes les fautes d'espace, soit pour des visées précises (exemple, ajouter un espace oublié après p. dans les notes, comme expliqué plus haut), soit pour éliminer d'un clic les espaces triples ou doubles insérés par erreur dans le document entier. On tape alors 3 espaces dans la première case, 1 seul dans la seconde, et demande de « remplacer partout », on refait ensuite la manœuvre en tapant 2 espaces puis 1, et on demande de remplacer partout.
3.5. Pense-bête orthographique
Il y a l’orthographe apprise à l’école, l’orthographe des dictionnaires (généralement vieux) tirés de la bibliothèque familiale, et il y a l’orthographe pratiquée par l’édition, inscrite dans les tables de la loi du syndicat des typographes. On trouvera ces divergences étranges ; elles manifestent surtout l’évolution rapide de l’esthétique de l’écrit. Il existe un écart considérable entre les publications d’il y a dix ans et celles d’aujourd’hui. Aussi des différences sensibles entre les maisons d’édition (les mauvaises font n’importe quoi, les bonnes sont plus ou moins au point). Après tout, ce genre de phénomène est aussi constaté dans la mode vestimentaire. Alors autant faire de son mieux plutôt que de se poser trop de questions.
En France, la tendance est à la simplicité. La chasse aux majuscules est aujourd’hui ouverte (c’est l’inverse chez les éditeurs de langue anglaise…). On ne met pratiquement plus de majuscules aux noms de disciplines (on parle du droit, de la médecine, et plus du Droit et de la Médecine). Plus généralement, on allége et simplifie au maximum.
3.5.1. Quelques impératifs classiques
Dans un travail académique, non destiné à la publication, on peut faire des citations assez longues. Il faut cependant se souvenir qu'une référence n'a de valeur que par l'usage que l'on en fait, et que citer le texte d'un autre ne dispense jamais de présenter analyse et réflexion. La meilleure formule consiste donc à paraphraser ce qu'il y a de substantiel chez un auteur (en signalant en note les références exactes) et à ne retenir comme citations que les formules frappantes. Mieux vaut y penser d'avance car selon la loi, toute citation de plus de cinq lignes tombe sous le droit du copyright, ce qui implique normalement qu'on demande l'autorisation à l'éditeur de reproduire le texte. Certes, cela ne se fait généralement pas, mais mieux vaut y penser.
Quand on introduit une coupe au sein d'une citation, il ne faut pas l'indiquer par des parenthèses (…) ou des accolades, mais entre crochets = […] (ce qui se fait avec la touche parenthèse + autres touches, du genre option+majuscule, à voir pour chaque type d'appareil).
Ne pas oublier le trait d'union quand il en faut, même si l'usage tend à les négliger (c'est-à-dire, vis-à-vis, etc.) et y penser quand on constitue un substantif combiné avec « non » : exemple, il faut écrire « la non-violence », « un non-initié », mais on ne mettra pas de trait d'union si l'on n'a pas affaire à un substantif (exemple : « ce geste était non voulu par son auteur »).
Jamais de majuscules aux adjectifs.
Les noms de mois ne prennent pas non plus de majuscule (janvier, décembre, etc.).
Les titres et sous-titres sont sans point final.
Les siècles ne se mettant pas en chiffres arabes (21ème) mais en chiffres romains avec un « e » en exposant (XXe siècle). On écrit d'abord XXe, puis on sélectionne le « e » avec la souris et le transforme en exposant en cliquant sur le pavé ad hoc de la barre d'outil (symbolisé par A2). On peut aussi installer une commande automatique en entrant dans les entrailles de Word.
Les dénominations historiques et administratives prennent partiellement des majuscules : Premier ministre, Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale.
Certains noms ou événemsitents n’ont que des majuscules : Saint Louis, Moyen Age, Saint Barthélemy, guerre de Cent Ans (aussi : des Deux Roses).
Dans certaines dénominations historiques, seul le substantif commence par une capitale : second Empire, troisième République.
En géographie, quand l’appellation principale comporte un adjectif, c’est ce dernier seul qui porte la capitale initiale (mont Blanc, mer Rouge) ; mais les divisions administratives en portent deux (Charente-Maritime).
Les noms des habitants d’un pays, donc les noms de nationalités, exigent une capitale (les Français, les Allemands, les Arabes), mais les mêmes mots utilisés pour désigner leur langue, ou utilisés comme adjectifs, doivent commencer par une minuscule (les Allemands parlent l’allemand et boivent de la bière allemande).
Dans la dénomination religieuse, le mot « saint » prend une minuscule, sauf s’il s’agit d’un édifice (on dit saint Thomas d’Aquin pour l’auteur, mais Saint Thomas pour l’église de Leipzig).
Dans les dénominations officielles, le nom des bâtiments administratifs prend une majuscule (ministère de l’Intérieur), de même que le mot « Etat » quand on désigne l’entité politique (et non un état de fait, un mauvais état, etc.)
Le etc. se termine par un seul point et non trois.
Monsieur et Madame ou Mademoiselle ne prennent une majuscule que lorsqu’ils sont employés seuls, ou quand on s’adresse à la personne.
Événement s'écrit avec deux accents aigus alors qu'on prononce comme si le second était un accent grave.
Les petits nombres doivent s'écrire en toutes lettres (trois, huit, vingt-deux) mais on écrit les grands nombres en chiffres (20 000 habitants).
On hésite souvent sur la place du point final quand on introduit une citation dans une phrase : faut-il le mettre avant de fermer les guillemets ou après (comme le capitaine Haddock pour la barbe au-dessus ou au-dessous de la couverture) ? Réponse : la plupart du temps, la citation est introduite au sein d'une phrase, ce qui implique de mettre le point final à la fin de la phrase, après fermeture des guillemets (exemple : Descartes a introduit le « je pense, je suis ».) Si la citation est seule, on peut estimer que le point final doit se mettre avant de fermer les guillemets. Les éditeurs divergent sur ce point.
3.5.2. Quelques abréviations utiles
Professeur Untel s’écrit Pr (sans point, avec le r mis en exposant), éventuellement en toutes lettres, mais on ne met pas de majuscule pour parler d'un professeur en général.
Monsieur s’écrit M. et non Mr. (= Mister en anglais !)
Après Jésus-Christ s'abrège en apr. J.-C.
Chapitre = chap.
Confère = cf.
Volume= vol.
Tome = t.
Traduction française = tr. fr.
Œuvres complètes = O.C.
Idem = id. ; Ibidem = Ibid. ; lieu cité = loc. cit. ; ouvrage cité = op. cit.
Conseil : après un temps de pratique, se constituer soi-même sa feuille de style pour être vraiment opérationnel !
4 – Remise des mémoires au Centre de documentation (après corrections)